Confirmations et Premières communions. — Paroisse Saint-Sauveur d'Octeville Nouainville

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Paroisse Saint-Sauveur de Cherbourg-Octeville

Confirmations et Premières communions.

Le 14 juin à l'église Saint Pierre - Saint Paul 29 jeunes recevront le Sacrement de Confirmation. 5 d'entre eux recevront la Première communion Nous sommes invités à confier tous ces jeunes dans la prière :

            Confirmation.

LIli-Rose, Colyne, Lise, Hermine, Brune, Maxime, Armand, Emmanuelle, Mathilde, Timothée, Yaïra, Claudia, Carla, Constance, Elise, Elise, Vitalie, Julia, André, Kethia Marion-Franciane, Ambre, Octave, Kilian et Hortense.

          Confirmation + Première Communion.

Lola, Enodie, Elfie, Jean et Caroline.

          Première Communion (âge scolaire).

Victoire.   

            Homélie de Mgr CADOR

" Frères et Sœurs, chers amis voyant les foules Jésus fût saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il m’est arrivé parfois de me demander qu’est ce que Jésus doit penser des foules aujourd’hui et notamment dans notre pays d’ancienne chrétienté apparemment fatigué et quelque peu essoufflé. Eh bien, finalement, je crois que c’est une mauvaise question ou plutôt qu’elle est mal posée. Depuis le jour de notre baptême, nous chrétiens, ou ceux d’entre-nous qui le sommes ou qui prétendons l’être nous sommes devenus membres du corps du Christ. Nous sommes les yeux, les oreilles, le nez, la bouche, les mains, les pieds de Jésus. Et c’est à nous ensemble qu’il revient de porter sur le monde qui nous entoure le regard de Jésus lui-même. Donc la question est plutôt qu’est ce que nous, quel est le regard que nous portons sur les foules alors si c’est le regard de Jésus, c’est un regard de compassion et de bienveillance, un regard lucide sans concession ni naïveté mais un regard qui ne juge pas. En un mot, un regard d’amour qui permet à celui sur lequel il se pose de reprendre confiance et de se remettre debout. Vous savez, un peu comme ce regard que Jésus pose sur Pierre au moment de son reniement après le chant du coq. L’autre jour dans une visite d’école, je discutais avec des CM1 et puis je ne sais plus comment on en est venu à parler du reniement de Pierre justement alors je leur ait rappelé qu’au chant du coq jésus s’était retourné et avait posé son regard sur Pierre et je leur ait demandé quel était ce regard ? L’un d’entre eux à levé la main et a répondu spontanément un regard d’amour, alors je lui ait dit mais pourquoi tu dis ça ? Normalement puisqu’on lui a jeté la pierre on pouvait s’attendre à autre chose. Il m’a répondu du tac au tac parce que Jésus ne sait pas regarder autrement. Ce que tu as caché aux sages et aux savants tu l’as révélé aux tout petits.

Comme celui de Jésus notre regard doit être un regard engagé qui regarde et interroge la vérité du monde tel qu’il est. Je vois d’ici Jésus qui s’intéresse vraiment a ce que pensent et ressentent les disciples d’Emmaüs. Il veut les entendre exprimer avec leurs propres mots les faims, les soifs, les inquiétudes et les projets qui les animent

Vous savez sans doute que notre bien aimé Pape Léon vient de publier sa première encyclique « Magnificat humanitas » Alors un conseil, comme lecture de vacances, 4,50 € on la trouve à Carrefour, à Siloë on la trouve vraiment partout. Mettez ça dans votre sac à dos dans votre valise et puis faîtes en bon usage.

Il y a donc entre autre cette question du regard posé par l’église sur le monde avec beaucoup de finesse tout en reconnaissant l’autonomie des réalités terrestres et la distinction des compétences entre la communauté des chrétiens et la communauté politique qui nous rappelle que l’église présente dans le monde comme signe de l’unité pour toute la famille humaine reconnaît dans les questions et les défis du temps actuel le cadre ou elle peut exercer sa vocation d’écoute, de dialogue et de service. Ecoute, dialogue et service trois attitudes fondatrices de la compassion. Et en se laissant interpeller par tout ce qui touche à l’existence des hommes et des femmes d’aujourd’hui, il revient à tout le peuple de dieu de scruter, de discerner, d’interpréter les multiples langages de notre temps et de les juger à la lumière de la parole de Dieu. L’ écoute des différents langages qui s’expriment dans notre société contemporaine n’est pas une simple attention sociologique nous dit le pape, mais implique un discernement spirituel dans lequel, écoutez bien, avec l’aide de l’esprit le peuple de dieu reconnaît que dans les transformations culturelles et sociales non seulement les signes de la prétendue crise qui vient et qui guide l’histoire vers son accomplissement mais aussi les dérives qui en obscurcissent le visage. L’histoire, dit il est l’un des lieux ou l’église se laisse instruire par l’esprit sur la portée humanisante de l’évangile et apprend à développer son enseignement au service de la dignité de chaque personne et du bien des peuples. Avec l’aide de l’esprit saint nous sommes en plein dans le mil de ce que nous allons vivre ce matin. Par le sacrement de la confirmation, vous allez recevoir l’esprit saint mais me diront certains l’esprit saint ils l’ont déjà reçu le jour de leur baptême, c’est vrai le jour de notre baptême nous recevons l’esprit une première fois, Il active en nous la puce qui sommeille en nous depuis le jour de notre conception dans le sein maternel. La puce c’est l’image de dieu. Nous sommes à l’image de dieu depuis notre conception. A notre baptême la puce s’est activée.

La confirmation nous donne, quant à elle, de recevoir la puce de l’esprit saint ce qui fait de nous des disciples missionnaires adultes dans la foi, des témoins audacieux de la bonne nouvelle. Il y’a quelques semaines dans la deuxième lecture Saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens, nous disait, personne n’est capable de dire Jésus est seigneur sinon dans l’esprit saint.

En recevant le sacrement de la confirmation tout à l’heure, vous allez recevoir littéralement la panoplie du parfait chrétien c’est-à-dire l’armement complet. L’esprit fait de nous dans le christ et avec lui des missionnaires de l’amour de dieu qui crève de ne plus savoir qu’il est aidé de Dieu. C’est vrai qu’on est en droit de s’inquiéter quand on se regarde dans la glace on prend conscience de nos limites et de l’ampleur de la tâche, alors moi je me console en écoutant l’évangile que nous avons entendue aujourd’hui et en regardant la liste des clampins finalement que Jésus a choisi pour être ses apôtres : des hommes comme vous et moi pas plus malins que les autres parfois un peu moins malins. Honnêtement, quand on regarde la liste, a part un ou deux, n’y en a pas un pour racheter l’autre. S’il y en a qui travaillent dans la DRH ou le recrutement il n’y en a pas beaucoup qui passeraient le crible. Cela montre bien que ce n’est pas sur nos capacités personnelles que Jésus compte mais sur notre capacité à ouvrir notre cœur à la force de son esprit. Alors a bon entendeur, s’il y’en a parmi vous qui n’êtes pas confirmés n’hésitez pas, on a été ordonné évêque pour confirmer nos frères dans la foi, il n’est jamais trop tard. Si vous entendez l’appel du seigneur, n’hésitez pas à répondre !

Saint-Paul nous l’a pleinement rappelé dans la deuxième lecture la preuve que Dieu nous aime c’est que le christ est mort pour nous alors que nous étions encore pêcheurs. C’est parce que nous sommes pêcheurs que dieu nous manifeste son amour, heureusement que nous sommes pécheurs sinon on serait passés à côté. Et c’est pourquoi Saint Paul nous a dit de mettre notre fierté en dieu.

Pour être missionnaire c’est sur Jésus que nous nous appuyons et c’est à son école qu’il faut nous mettre en partant à la rencontre concrète de nos contemporains tels qu’ils sont. Au cœur de la culture telle qu’elle est non pas de la culture telle que nous la rêverions elle est tout ça cette culture et nous sommes envoyés au cœur de cette culture comme missionnaires de l’amour miséricordieux.

Le cardinal Martini qui était un grand bibliste archevêque de Milan de 1979 à 2002 écrivait à la fin du XXème siècle l’esprit saint est là aujourd’hui encore comme au temps de jésus et des apôtres, il habite en nous, il travaille en nous et mieux que nous. Il ne nous appartient ni de le semer ni de le réveiller mais avant tout de le reconnaître, de l’accueillir, de le suivre, de lui faire place, de marcher à sa suite. Il est là et n’a jamais perdu courage face au temps que nous vivons. Au contraire il sourit, il danse, il pénètre, il envahit, il arrive même là où nous n’aurions pas imaginé alors mettons nous à son écoute et avec lui allons à la rencontre de nos frères. Demandons Frères et Sœurs à Dieu de susciter par le don de son esprit au cœur de nos familles et de nos communautés des ouvriers pour sa moisson.

Alors je voudrais terminer en évoquant la présence de plus en plus envahissante dans nos vies des réseaux sociaux et la soi-disant intelligence artificielle bien qu’elle puisse devenir une aide précieuse pour le développement humain intégral et pour la sauvegarde de notre maison commune à plutôt tendance quand-même à nous décerveler et à nous abrutir. Je cite là l’encyclique du Pape Léon « L’omniprésence des médias numériques engendre une culture de l’immédiateté et de l’hyper-stimulation qui alimente la fatigue, l’envie et l’apathie qui évite l’effort nécessaire pour rechercher les objectifs » Il nous rappelle aussi que la rapidité et la facilité avec laquelle on obtient une réponse, moi le premier, ou une synthèse risque d’éteindre le désir de poser des questions qui ne portent ses fruits que dans la vie réelle avec le temps. Nous devons nous éduquer dit-il à jeûner de l’IA et à préserver nos jeunes de la promesse de la machine parfaite de celle d’une séduction subtile qui fait paraître inutile la pensée humaine précisément là où elle est la plus nécessaire.

Ne demandons pas aux robots de résoudre les missions qu’ils n’ont pas et qui sont celles qui nous habitent aujourd’hui que nous soyons chrétiens ou pas.

Je continue la citation : « Pour éduquer les enfants, les adolescents et les jeunes afin qu’ils apprennent à reconnaître les manipulations, à défendre leur dignités et à respecter celle des autres y compris dans des environnements dits numériques il faut des adultes qui redécouvrent leurs missions d’artisans de l’éducation, disponible pour un travail quotidien, patients, soutenus par des alliances éducatives larges et partagées, accompagner les enfants et les jeunes à utiliser les technologies comme un message de relation responsable, en les aidant à en reconnaître les risques et à choisir ce qui fait grandir la liberté intérieure est aujourd’hui nous dit le pape une forme concrète de charité et de sauvegarde de leur dignité.

Eduquer les nouvelles générations à croire que l’évolution des nouvelles technologies ne suit pas un parcours inévitable mais peut et doit être orienté par la responsabilité personnelle et collective constitue l’un des services les plus précieux au bien commun. »

Alors vous voyez Frères et Sœurs, l’esprit saint n’attend plus que nous pour accomplir l’œuvre de dieu dans le monde aujourd’hui et il ne le fera pas à notre place. Ne laissons pas les robots le faire à notre place. Ne laissons pas l’esprit saint le faire à notre place. Il ne le fera pas si nous ne nous rendons pas disponibles.

Demandons à l’Esprit saint de descendre en rafale sur les jeunes que je vais confirmer et sur nous tous ici rassemblés pour éveiller ou réveiller l’élan missionnaire qui sommeille en chacun d’entre nous. Nous l’avons entendu tout à l’heure toute la terre m’appartient dit le seigneur mais vous vous serez pour moi un royaume de prêtres de nation sainte."