Solennité de Saint Joseph époux de la Vierge Marie, le 19 mars — Diocèse de Coutances

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Solennité de Saint Joseph époux de la Vierge Marie, le 19 mars

Par le père Angelo Sommacal, ancien responsable du Département Liturgie du Service National de la Pastorale liturgique et sacramentelle.

Qui est Saint Joseph ?

Saint Joseph, l’époux de Marie, eut pour mission de « veiller sur Jésus comme un père » (Cf. Préface de la messe). Mais le Seigneur a voulu que le chef de la sainte Famille de Nazareth continue à remplir la même tâche dans l’Église, qui est le corps du Christ. Si Marie est la Mère de l’Église, Joseph en est le Protecteur. C’est pour cela que sa fête est une solennité en liturgie.

Par sa foi et son abandon à la volonté de Dieu, dans les moments aussi difficiles que d’accueillir Marie dans sa maison ou la fuite en Égypte pour sauver Jésus des mains du roi Hérode, il est un modèle imminent de tout chrétien. On l’invoque aussi comme patron de la bonne mort, lui qui, selon une très antique tradition, mourut assisté dans ses derniers moments par Jésus et Marie.

La fête de Saint Joseph est parfois décalée en raison de la Semaine Sainte. En effet son jour de fête, normalement le 19 mars, peut tomber durant la période de cette grande Semaine au cours de laquelle aucune solennité de Saint ne peut être fêtée.

Évangile de la Solennité de la Saint Joseph
Matthieu 1, 16.18-25

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse, mais il ne s’unit pas à elle, jusqu’à ce qu’elle enfante un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

Pour aller plus loin :

Visiter le site liturgie.catholique.fr

Deux autres dates pour fêter Saint Joseph

Le 1er mai, Saint Joseph, artisan (travailleur)

En 1955, soit 85 ans après la proclamation de Joseph comme patron de l’Église Universelle, le pape Pie XII institue la fête de saint Joseph artisan, ou « travailleur », le 1er mai. Une mémoire facultative qui célèbre le travail de Joseph comme charpentier. Par son métier, il a en effet subvenu aux besoins de sa famille. Et en transmettant son savoir-faire à son fils Jésus, il l’a éveillé à la vie des hommes. Il est le saint patron des travailleurs, et plus particulièrement des charpentiers et des menuisiers. « Le rapport avec le travail est un aspect qui caractérise saint Joseph et qui est mis en évidence depuis la première Encyclique sociale, Rerum novarum, de Léon XIII », souligne le pape François dans sa lettre apostolique Patris corde. « Saint Joseph était un charpentier qui a travaillé honnêtement pour garantir la subsistance de sa famille. Jésus a appris de lui la valeur, la dignité et la joie de ce que signifie manger le pain, fruit de son travail.»

Fin décembre comme chef de la Sainte famille

S’il ne s’agit pas d’une fête spécifiquement dédiée à saint Joseph, la fête de la Sainte Famille permet néanmoins de célébrer une troisième fois dans l’année l’époux de Marie et le père adoptif de Jésus. Le dimanche après Noël, ou le 30 décembre si Noël tombe un dimanche, l’Église fête la Sainte Famille, fête liturgique instituée en 1893 et étendue à l’Église universelle en 1921. Ce n’est qu’en 1969, après le Concile Vatican II, qu’elle est rattachée à la fête de Noël. Une dévotion qui s’est d’abord développée au Canada au XVIIe siècle, grâce à saint François de Laval, premier évêque de Québec, à la suite des miracles de Cotignac.

Traditionnellement, Joseph est représenté comme le chef et le protecteur de la Sainte Famille. Sa mission a consisté à guider et protéger les deux plus grands "trésors" de l'Église, selon les termes de Bossuet : Marie et Jésus. Le pape François le désigne comme « le vrai “miracle” par lequel Dieu sauve l’Enfant et sa mère » (Patris corde). « Le Ciel intervient en faisant confiance au courage créatif de cet homme qui, arrivant à Bethléem et ne trouvant pas un logement où Marie pourra accoucher, aménage une étable et l’arrange afin qu’elle devienne, autant que possible, un lieu accueillant pour le Fils de Dieu qui vient au monde (cf. Lc 2, 6-7). Devant le danger imminent d’Hérode qui veut tuer l’Enfant, Joseph est alerté, une fois encore en rêve, pour le défendre, et il organise la fuite en Égypte au cœur de la nuit (cf. Mt 2, 13-14). » Honorons donc également saint Joseph pour sa force et son courage comme chef de famille.

Pour aller plus loin :

Visiter le site aleteia.org