Onction des malades ou Sacrement des malades
Le sacrement des malades est un sacrement de guérison, qui apporte réconfort, paix et courage ; il aide à vivre l’épreuve de la maladie ou de la vieillesse dans la foi.
Il peut être reçu lorsque la personne a toute sa conscience :
- soit au cours d’une célébration communautaire, lors d’un pèlerinage ou dans sa paroisse
- soit seul ou entouré de ses proches, chez lui ou à l’hôpital
C’est un signe de la tendresse du Christ pour les personnes affaiblies par la maladie, par la souffrance ou par l’âge.
Appelé autrefois « Extrême Onction » car presque exclusivement donné à l’article de la mort, il faut rappeler que l’onction des malades est un sacrement pour les vivants afin de les soutenir dans l’épreuve de la maladie ou de la souffrance.
Ce sacrement, même s’il ne supprime pas la souffrance, apporte « une grâce de réconfort, de paix et de courage pour vaincre les difficultés propres à l’état de maladie grave, ou à la fragilité de la vieillesse. Cette grâce est un don du Saint Esprit qui renouvelle la confiance et la foi en Dieu et fortifie contre les tentations du malin, tentation de découragement et d’angoisse de la mort » (Catéchisme de l’Église Catholique n° 1520).
Témoignage d’un paroissien qui a reçu l’onction des malades
Après l’inquiétude des signes qui nous conduisent vers la médecine, vient le moment de l’annonce du diagnostic. Tout bascule, malgré un entourage familial et amical très attentionné. Tout va alors très vite, les rendez médicaux, d’examens biologiques, d’imageries, d’anesthésie et de chirurgie. Et puis vient le moment de la cascade des rendez-vous, des traitements, de leur surveillance, des soins de support. Les visites que l’on n’attendait pas, les rencontres avec d’autres patients et leurs familles. Je vogue dans un tourbillon de bienveillance. Jusqu’à l’insouciance.
Quand tout se calme, je prends conscience que j’ai oublié un rendez-vous. Celui avec DIEU !
Certes, j’ai continué ma relation « routinière » avec le Christ. Je choisis l’intimité des petites cérémonies pour éviter les risques de contamination. Je continue ma relation avec Dieu par les sacrements de Réconciliation, de l’Eucharistie. Alors pourquoi un nouveau sacrement ? J’étonne ma famille en demandant au Père Marécaille de recevoir le sacrement des malades, car le pronostic de ma maladie est plutôt bon. Non ! je ne vais pas mourir, je veux simplement vivre. Le sacrement des malades est un nouveau lien de rencontre avec Dieu. C’est le Dieu de miséricorde et de compassion, que je recherche. Je l’ai reçu à la maison, entouré de mon épouse et d’amis(e) proches. Le sacrement des malades se partage. Je ne concevais pas un tête-à-tête avec le prêtre. L’imposition des mains et l’onction des malades m’ont apaisé et fortifié ce rendez-vous avec le Christ. Une nouvelle Confirmation de ma foi en ce Dieu de Miséricorde. Ce sacrement est une nouvelle passerelle avec le Christ. Ne ratez pas ce rendez-vous ! Benoît
Les personnes qui souhaitent recevoir l’onction des malades sont invitées à se faire connaître auprès du curé ou à la Maison Paroissiale.
J’invite la communauté chrétienne à prier pour les personnes qui demandent ce beau sacrement, et à le proposer aux personnes de leur entourage.